La
colonisation de la région de la Grande-Rivière
(Villes de Saint-Léonard et de Van Buren) résulte
de deux évènements majeurs.
Dans un premier temps, la mission du
Général Moncton consistait à déporter
les Acadiens et à détruire leurs établissements
le long du fleuve St-Jean à partir de
St-John jusqu’à Fredericton a eu comme
effet d’obliger une partie de Acadiens à
fuir vers le Nord-Ouest de la province afin
de sauver leur vie, celle de leur épouse et
celle de leurs enfants. Dans un deuxième
temps, les Loyalistes qui ont dû fuir les
Etats-Unis suite à la Guerre de l’Indépendance
ont délogé la majorité des Acadiens déjà
installés le long du fleuve, obligeant ces
derniers à remonter le Fleuve St-Jean
jusque dans la région du Madawaska.
Augustin Violette, François Violet
et Joseph Cyr furent donc les trois premiers
Acadiens à s’installer sur la rive sud
(Van Buren) alors que Pierre-Hilarion Cyr et
Joseph Soucy furent les deux premiers
Acadiens à s’installer sur la rive Nord
(Saint-Léonard).
En
1920, l’année de l’incorporation de la
Ville de Saint-Léonard, la municipalité était
dirigée par sept francophones de
descendance acadienne sous la direction de
Dr Lorne J. Violette qui agissait comme
maire.
Vers les années trente, la
population de Saint-Léonard se chiffrait à
plus de 2 700 habitants alors qu’elle se
chiffrait à un peu plus de 1 700 à
Edmundston et un peu plus de 1 200 à
Grand-Sault.
Selon les historiens, cette décroissance
de la population serait due à la crise économique
des années trente et à un manque de
diversification dans l’économie locale.
De
nos jours, notre ville jouit d’un regain
d’activités économiques variées, même
si l’industrie forestière occupe toujours
un rôle majeur dans notre économie. Les résidents
jouissent de services éducatifs, culturels,
économiques, récréatifs, de protection et
de santé semblables à ceux que reçoivent
les résidents de grands centres urbains
tout en profitant de la tranquillité, du
calme et de la joie de vivre retrouvés dans
nos campagnes.
Ici, il fait bon vivre.